Rachat d’UPC Suisse par Sunrise: analyse et commentaires

Si une consolidation du marché suisse des télécoms était attendue depuis près de 10 ans (le refus du rachat de Sunrise par France Telecom date de 2010) personne il y a quelques mois encore n’aurait misé quatre sous sur ce cas de figure. Tout d’abord, lorsqu’on parlait de fusions ou d’acquisitions, c’était toujours le nom d’Orange puis de Salt qui revenait sur la table. Ensuite, lorsque le nom d’UPC était évoqué c’est avant tout pour savoir qui allait être mangé par Liberty Global et certainement pas le contraire!

D’un point de vue économique ce rachat fait sens c’est sûr! Même si techniquement le monde des telcos et des câblos sont très éloignés il ne fait aucun doute qu’ils ne feront tôt ou tard plus qu’un. Si mettre Sunrise et UPC ensemble sera techniquement un énorme défi et qu’à court terme Swisscom risque même d’en profiter ce sera une autre histoire par la suite. Si bien souvent on pouvait comparer le marché des télécoms suisse à David contre Goliath, le géant né aujourd’hui changera la donne.

Comme je l’écrivais également il y a quelques semaines, par cette acquisition Sunrise verrouille le marché et isole encore un peu plus Salt alors qu’en cas de rapprochement entre UPC et Salt par exemple ce serait Sunrise qui se serait retrouvé en position de faiblesse. Autre point important les économies d’échelle qui pourront être réalisées seront très importantes, tout commme les potentielles ventes croisées.

Pas forcément négatif pour Swisscom
Même si la pression s’intensifiera sans doute sur Swisscom, pas sûr que le géant bleu voit forcément ce mariage d’un mauvais oeil. De par sa position, Swisscom est aujourd’hui une cible facile tant pour les concurrents dénonçant sa toute puissance que pour le régulateur, les politiques et les syndicats. Avec un tel concurrent en face et l’arrivée de la 5G les pressions politiques sur Swisscom ne pourront que diminuer et le marché sera moins imprévisible.

Et la ComCo dans tout ça?
Avec l’annonce de ce soir, on ne peut que se rappeler du traumatisme de 2010 lorsque la ComCo refusait le rachat de Sunrise par France Telecom. Cette décision avait eu pour conséquence le départ de notre pays de deux opérateurs historiques (France Telecom et TDC) et les deux opérateurs privés du pays tombaient dans les mains de fonds d’investissements. Si en 2010, le rachat de Sunrise par Orange aurait eu pour conséquence pour notre pays la perte d’un réseau mobile, il n’y a rien de tout cela cette fois. Avec ce rachat, la concurrence ne va pas pas directement diminuer et on imagine mal que la ComCo puisse trouver quelque chose à redire. D’autant plus que si en 2010 c’était Sunrise qui faisait bouger le marché avec des prix agressifs ce n’est pas du tout le cas aujourd’hui où le marché du fixe est stimulé uniquement par Salt et quelques petits telcos revendant des produits Swisscom.

Le consommateur: gagnant ou perdant?
Pour le consommateur, il est plus difficile de savoir quelles seront les conséquences précises de ce rapprochement. Il faut dire qu’au niveau des prix, on a aujourd’hui un marché à deux vitesses. D’un côté il y a les clients fidèles à leur opérateurs qui paient des prix élevés pour leur services de télécommunications qu’ils soient clients Swisscom, Sunrise ou d’un câblo. De l’autre il y a ceux qui profitent des prix canons proposés par les sous marques des opérateurs (QoQa, Yallo, Wingo, etc). Ces prix d’appel sont la conséquence première d’un marché en attente de consolidation; ce qui fait la valeur d’un opérateur c’est son nombre de clients, qu’ils rapportent ou pas; il faut donc impérativement gagner des clients. On peut donc espérer que maintenant que le marché a été consolidé la concurrence s’exerce également sur les prix des abonnements et pas juste au travers d’offres spéciales et limitées.

Comme je le disais au début, le défi technique de ce rapprochement est très grand et à court terme Swisscom profitera certainement des inévitables pots cassés. Le géant bleu pourrait également profiter de cette situation pour mettre la pression sur Sunrise en baissant ses prix.

Si il est difficile de savoir quelles seront les conséquences de ce rachat pour le consommateur il y a un point où il est certain que ce ne sera pas forcément bénéfique, il concerne Salt. L’opérateur en main du Xavier Niel est aujourd’hui en effet le seul à vraiment faire bouger le marché et mettre la pression sur les prix. Et le rachat d’UPC par Sunrise ne fera que rendre la situation de Salt encore plus compliquée et ça ce n’est pas une bonne nouvelle pour le consommateur.

© pascal martin

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26 commentaires

  1. Très curieux de voir ce qu’il va se passer ces prochains mois/années. Sunrise va devoir jongler entre la FTTH et le coax pour le fixe, un sacré défit. Et je suis bien curieux de voir ce qu’il va advenir du DVB-C. Alors que les opérateurs télécoms misent tout sur l’IP multicasté pour les chaînes télé, que va bien pouvoir faire Sunrise avec la techno de diffusion DVB?

    Fusionner les métiers de cablo-opérateur et d’opérateur fibre/mobile sera un sacré jeux d’équilibriste.

  2. Le consommateur risque en effet de faire les frais de cette acquisition !

  3. Je ne suis pas sûr que Salt doive s’inquiéter. Salt a une marge bénéficiaire nettement supérieure à Sunrise et Swisscom grâce au fait qu’il se soit grandement allégé (grâce entre autres à: réduction massive du personnel, liquidation de toute activité pas indispensable et utilisation des ressources françaises existantes pour l’IT). Cela lui permettra pour de nombreuses années de rester beaucoup plus compétitif sur les tarifs et ainsi de continuer à gagner des parts de marché.
    Par ailleurs, la 5g et la fibre devraient lui permettre, à moyen terme, de proposer des offres combinées.

  4. @Jean-Marc: Pas sûr. Tout va se jouer dans la cohérence technologique et les offres de produits qui arriveront. Si Sunrise fait de bons choix, on pourrait se retrouver (du moins on espère) avec une saine et vraie concurrence avec Swisscom. Mais la tâche sera à mon avis loin d’être facile.

    Le consommateur en verra peut-être quelques bénéfices, on verra bien d’ici 24-36 mois.

  5. Et puis on pourrait se mettre à rêver d’un CPE hybride FTTH, DOCSIS3.1 et 5G qui offrirait à terme du haut débit à 100% de la population

  6. @Pierre
    Je suis le premier à espérer que ce soit le cas. Cependant, dans le mobile Salt malgré ses tarifs perd de parts de marché… et sur le fixe il faut que Salt puisse s’adresser à plus que les 35% de clients éligibles en FTTH sinon le plafond sera très vite atteint.

    @Vincent
    Avec un prix d’achat de près de 2400 francs par client, Sunrise devra avant tout réduire les coûts; saine concurrence peut-être mais certainement pas avec une pression accentuée sur les prix payés par les consommateurs. Mais si Salt peut continuer à jouer son rôle actuel cela me convient 😉

  7. Et le DVB-C? J’espère bien qu’il reste, pour ceux qui comme moi enregistrent les emissions sur disque dur, blu-ray ou DVD ce qui avec les box avec sortie HDMI est presque impossible.

  8. Le DVB-C ne va pas disparaître comme ça du jour au lendemain (en tout cas pour l’offre de base) avec tous les raccordements qui n’utilisent que l’offre de base ça serait contre productif.

    Par contre pour l’offre DVB-C c’est autre chose, il est clair que les nouvelles chaînes ne seront disponibles qu’en IPTV chez UPC

  9. Déjà maintenant, c’est enervant que ce qui est gratuit et librement enregistrable à l’etranger c’est payant en Suisse. Par exemple, une partie de l’offre de Discovery International est gratuite via le DVB-T en Italie, et payante chez nous.

  10. Il y a une autre question : UPC vient de passer sur le réseau de Swisscom, donc en début d’année pour les abonnements des mobiles. Or, UPC allant être acheté par Sunrise…. UPC va-t-il continuer à bénéficier du réseau de Swisscom pour ses abonnement des mobiles ?

  11. Un boulet upc aux prix surfaits pour engraisser les actionnaires qui ralentira la flèche sunrise ?
    Sauf nettoyage de l’interieur des employés plombant l’entreprise upc.
    Pour les factures, upc ne vous rate pas même résilié dans les 5 jour ouvrable et compte désactivé.

  12. @Aldebert Després
    En tout cas jusqu’en automne cela ne change rien, le rachat doit encore être avalisé. A partir de là les clients passeront bien entendu sur le réseau Sunrise mais comme UPC utilise ses propres équipements le client ne se rendra certainement compte de rien, tout comme lors du passage de Salt à Swisscom.

  13. UPC est un Full MVNO tout comme Lycamobile, donc il a son propre code opérateur (MNC).

    Ici une liste: https://en.wikipedia.org/wiki/Mobile_country_code

    Ceux qui certainement fonctionnent aujourd’hui à ma connaissance sont 01 Swisscom, 02 Sunrise, 03 Salt, 06 CFF, 53 UPC, 54 Lycamobile (les CFF ont même un réseau mobile propre, mais reservé aux cheminots et aux équipements techniques). Je ne sais rien des autres opérateurs, dont la police de Zürich.

    Les opérateurs virtuels ne sont pas tous identiques, il y a ceux partiels comme CoopMobile qui ne peut changer de réseau sans changer de SIM (c’est pour cela que ses clients existants sont automatiquement passés à Salt), et ceux complets comme UPC. Donc les clients UPC pourraient passer sous réseau Sunrise sans changer de SIM, mais ici j’ai une question: Sunrise sera-t-elle obligée de concentrer tous sous le MNC 02 ou pourra-t-elle garder les MNC 02 et 53?

  14. @MG-1
    Merci beaucoup pour toutes ces précisions!


  15. Avec un prix d’achat de près de 2400 francs par client, Sunrise devra avant tout réduire les coûts

    Comme chaque client est décompté jusqu’à quatre fois dans les nombres publiés, c’est même plus de 10’000.- par client Quad-Play, nettement trop selon le patron d’Init7, cf. https://twitter.com/kuenzler/status/1100976651268227073

    Complète coïncidence sinon, mais c’est aujourd’hui qu’UPC à perdu un autre client, suite à un passage à Salt Fibre au début du mois 🙂

  16. Désolé mais UPC sur le mobile n’utilise pas ses propres équipements sur le mobile mais ceux d’abord de Salt et depuis le début de l’année de Swisscom. Xavier Studer l’explique très bien dans son billet, les câblos sont nuls et auraient dû faire un full MVNO! Après faut pas venir pleurer.

  17. @Solioz
    Je suis également désolé mais je confirme que UPC utilise ses propres équipement et est un Full MVNO; d’ailleurs MG-1 l’explique très bien ci-dessus.

    De plus, je ne comprend pas trop ce que cela signifie « auraient dû faire un full MVNO »? UPC et les autres câblos sont des entreprises concurrentes; c’est bien plus complexe que yaka yaka.

  18. Un opérateur Full MVNO comme UPC et Lycamobile est toujours en roaming (SIM avec un certain MNC qui utilise un réseau qui a un autre MNC, par example UPC MNC #53 sur réseau Swisscom MNC #01). C’est comme une SIM Swisscom qui a Londres utilise le réseau Vodafone UK. Beaucoup pensent que roaming = « je paye quand je suis en vacances à l’etranger », mais en fait indique seulement quand une SIM e tle réseau que elle utilise en ce moment ont un MNC différent.

    Je ne l’avais pas dit avant mais il y a aussi les MCC (voir la même page), 228 pour la Suisse, ceci pour définir clairement chaque opérateur de la planète (du moins ceux qui utilisent le standard GSM et derivés). Par exemple, Swisscom en forme complète ce’st 228-01, UPC c’est 228-53, tandis que Vodafone UK c’est 234-15 (234 = Royaume Uni).

    Ce numéro se voit même sur les SIM, dont l’identifiant unique commence par 89xxyy ou xx normalment est le préfixe international et yy le MNC, donc les SIM de Swisscom commencent par 894101, de UPC par 894153, celles de Wind en Italie par 893988, etc…

    Les opérateurs Full MVNO emettent leurs propres SIM et ont donc un propre MNC, mais n’ont pas de antennes, tandis que Coop Mobile ou Aldi Mobile sont des revendeurs et ne gèrent pas leurs SIM (même si peut-être se prennent le risque d’enterprise).

    Il y a aussi les opérateurs intermediaires, qui ont un certain nombre d’antennes mais qui ne couvrent pas la totalité du pays où ils opèrent. Par example, Free en France a son réseau mais en partie utilise aussi celui de Orange, et Iliad en Italie actuellement utilise le réseau Wind en attente de remplir le pays d’antennes.

    À propos de Iliad, il y a un parallèle avec les deux fusions Sunrise+Salt (interdite) et Sunrise+UPC (peut-être acceptée). La COMCO italienne a accepté la fusion de Wind et de 3 seulement si ils avaient accepté d’aider un nouveau quatrième operateur mobile (Iliad). C’est ainsi que la compagnie unique Wind+3 doit maintenant ouvrer pour fusionner les deux réseaux et deux groupes de SIM (avec MNC différent), et c’est ainsi que Wind+3 a l’obligation de permettre aux clients Iliad d’utiliser en roaming son réseau.

  19. Un opérateur Full MVNO comme UPC et Lycamobile est toujours en roaming (SIM avec un certain MNC qui utilise un réseau qui a un autre MNC, par example UPC MNC #53 sur réseau Swisscom MNC #01). C’est comme une SIM Swisscom qui a Londres utilise le réseau Vodafone UK. Beaucoup pensent que roaming = « je paye quand je suis en vacances à l’etranger », mais en fait indique seulement quand une SIM e tle réseau que elle utilise en ce moment ont un MNC différent.

    Je ne l’avais pas dit avant mais il y a aussi les MCC (voir la même page), 228 pour la Suisse, ceci pour définir clairement chaque opérateur de la planète (du moins ceux qui utilisent le standard GSM et derivés). Par exemple, Swisscom en forme complète ce’st 228-01, UPC c’est 228-53, tandis que Vodafone UK c’est 234-15 (234 = Royaume Uni).

    Ce numéro se voit même sur les SIM, dont l’identifiant unique commence par 89xxyy ou xx normalment est le préfixe international et yy le MNC, donc les SIM de Swisscom commencent par 894101, de UPC par 894153, celles de Wind en Italie par 893988, etc…

    Les opérateurs Full MVNO emettent leurs propres SIM et ont donc un propre MNC, mais n’ont pas de antennes, tandis que Coop Mobile ou Aldi Mobile sont des revendeurs et ne gèrent pas leurs SIM (même si peut-être se prennent le risque d’enterprise).

    Il y a aussi les opérateurs intermediaires, qui ont un certain nombre d’antennes mais qui ne couvrent pas la totalité du pays où ils opèrent. Par example, Free en France a son réseau mais en partie utilise aussi celui de Orange, et Iliad en Italie actuellement utilise le réseau Wind en attente de remplir le pays d’antennes.

    À propos de Iliad, il y a un parallèle avec les deux fusions Sunrise+Salt (interdite) et Sunrise+UPC (peut-être acceptée). La COMCO italienne a accepté la fusion de Wind et de 3 seulement si ils avaient accepté d’aider un nouveau quatrième operateur mobile (Iliad). C’est ainsi que la compagnie unique Wind+3 doit maintenant ouvrer pour fusionner les deux réseaux et deux groupes de SIM (avec MNC différent), et c’est ainsi que Wind+3 a l’obligation de permettre aux clients Iliad d’utiliser en roaming son réseau.

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  20. Un opérateur Full MVNO comme UPC et Lycamobile est toujours en roaming (SIM avec un certain MNC qui utilise un réseau qui a un autre MNC, par example UPC MNC #53 sur réseau Swisscom MNC #01). C’est comme une SIM Swisscom qui a Londres utilise le réseau Vodafone UK. Beaucoup pensent que roaming = « je paye quand je suis en vacances à l’etranger », mais en fait indique seulement quand une SIM e tle réseau que elle utilise en ce moment ont un MNC différent.

    Je ne l’avais pas dit avant mais il y a aussi les MCC (voir la même page), 228 pour la Suisse, ceci pour définir clairement chaque opérateur de la planète (du moins ceux qui utilisent le standard GSM et derivés). Par exemple, Swisscom en forme complète ce’st 228-01, UPC c’est 228-53, tandis que Vodafone UK c’est 234-15 (234 = Royaume Uni).

    Ce numéro se voit même sur les SIM, dont l’identifiant unique commence par 89xxyy ou xx normalment est le préfixe international et yy le MNC, donc les SIM de Swisscom commencent par 894101, de UPC par 894153, celles de Wind en Italie par 893988, etc…

    Les opérateurs Full MVNO emettent leurs propres SIM et ont donc un propre MNC, mais n’ont pas de antennes, tandis que Coop Mobile ou Aldi Mobile sont des revendeurs et ne gèrent pas leurs SIM (même si peut-être se prennent le risque d’enterprise).

  21. Il y a aussi les opérateurs intermediaires, qui ont un certain nombre d’antennes mais qui ne couvrent pas la totalité du pays où ils opèrent. Par example, Free en France a son réseau mais en partie utilise aussi celui de Orange, et Iliad en Italie actuellement utilise le réseau Wind en attente de remplir le pays d’antennes.

    À propos de Iliad, il y a un parallèle avec les deux fusions Sunrise+Salt (interdite) et Sunrise+UPC (peut-être acceptée). La COMCO italienne a accepté la fusion de Wind et de 3 seulement si ils avaient accepté d’aider un nouveau quatrième operateur mobile (Iliad). C’est ainsi que la compagnie unique Wind+3 doit maintenant ouvrer pour fusionner les deux réseaux et deux groupes de SIM (avec MNC différent), et c’est ainsi que Wind+3 a l’obligation de permettre aux clients Iliad d’utiliser en roaming son réseau.

  22. Merci MG-1, très intéressant tes explications limpides 🙂
    Perso je n’approuverais pas cette fusion au niveau ComCom et aussi la valorisation à 6.3mia est beaucoup trop haute. Le risque est bien trop grand pour Sunrise et la palette de produits (inclus l’infra fibre/coax derrière) très difficile à intégrer.
    Si Sunrise avait mis la main sur UPC moins cher que les 2.8mia que Liberty à mis en 2005 pour Cablecom, ok pourquoi pas. 6.3mia sont juste trop à gérer/rentabiliser pour Sunrise.
    Bref, on verra bien… on n’est que les clients et spectateurs de tout ça 🙂

  23. Merci à vous tous. Aussi pour moi 6.3 mia semblent beaucoup.

    Je suis curieux de voir ce qui Surnise fera avec ses offres sur fibre optique ou cuivre. Va-t-elle les conserver seulement pour les clients existants, voudra transferer les clients sur câble, va conserver deux lignes d’offre (traditionnel et câble)? Pour le mobile c’est claire, elle obligera les SIM 228-53 à utiliser le réseau 228-02 plutôt que 01 (en théorie elle pourrait leur permettre de utiliser Sunrise et Swisscom au même temps).

    Il serait aussi correct que Sunrise publicise aussi l’offre de base « câble pour TV en DVB-C sans internet », et éventuelles autres de base (celle avec internet à 2 ou 10 Mbps). J’ai toujours pensé que UPC devait être sanctionné pour pubblicité mensongère, car elle ne le presente pas sur son site internet ni dans ses boutiques.

  24. Je me rappelle maintenant que le câble de UPC n’arrive pas partout, donc peut-être que les offres sur DSL et fibre seront maintenues. On verra.

    Je pense aussi que un offre de TV OTT comme celle de MHS (http://www.mhs.ch/mhstv), donc sans obligation d’avoir une connexion internet de Sunrise, serait aussi intéressante pour certaines personnes.

  25. UPC va quitter la Suisse sans gloire, avec une image négative. À partir de là, il faudra que Sunrise s’efforce de maintenir son bon dynamisme prouvé en téléphonie mobile.
    À la clef, il y a l’utilisation du réseau câblé, l’offre de base, les options TV et internet. J’ai souvent maudit le ciel de ne pas être raccordé à CityCable. Maintenant, Sunrise pourrait changer la donne et ne pourra faire que mieux par rapport à UPC.

    Pour rappel, si vous allez à l’hôpital à Lausanne (CityCable), vous aurez 170 chaînes TV en clair dans votre téléviseur. À Morges ou à Vevey (UPC), c’est 90, dont beaucoup d’alémaniques régionales. Le fait que UPC crypte des chaînes gratuites sur satellite (France 24, les BBC, etc.) m’est toujours paru injustifiable, d’autant que le prix du raccordement de base est (à ma connaissance) le plus cher des grands câblo-opérateurs du pays.

  26. Déjà que Sunrise n’est pas super réactif et compétent,… il va fusionner avec UPS quinest incompétent. Je me demande à long terme ce que cette entreprise va devenir? Soit ils gardent les employés, soit ils les licencient… pour être moins nombreux mais plus efficaces?

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