Les ambitions de Liberty Global pour UPC attisent les rumeurs

La presse dominicale revient en détails sur les ambitions de Liberty Global en Suisse. Il faut dire que depuis le début de l’année, on ne compte plus le nombre de fois où Mike Fries le CEO de Liberty Global a dit tout le bien qu’il pensait de sa filiale suisse et du potentiel pour son entreprise dans notre pays. Il se montre même très enthousiaste par rapport à MySport alors qu’en Suisse nombreux sont ceux qui doutent que la stratégie d’UPC sur le sport soit une très bonne affaire. De plus, sur le fil Twitter de l’opérateur, on constate que le patron du plus grand câblo opérateur du monde s’est déplacé à plusieurs reprises ces derniers temps en Suisse.

Beaucoup d’argent à dépenser
Tout le bien que pense Mike Fries de la Suisse n’est certainement pas étranger au fait qu’au travers de sa concentration sur les marchés à haut potentiel, Liberty Global est en train d’amasser beaucoup d’argent. La vente d’UPC Austria à T-Mobile a rapporté par exemple 2 milliards à l’Américain, alors même que les filiales allemande, roumaine, hongroise et tchèque seront vendues à Vodafone.

Si jusqu’à aujourd’hui les rumeurs de rachat par UPC étaient le plus souvent axées sur Salt, les trésors de guerre de Liberty Global font qu’elles se déplacent aujourd’hui plutôt sur Sunrise. Et d’un point de vue plus pragmatique il est vrai qu’on ne voit pas trop l’intérêt de racheter Salt alors même qu’UPC vient de signer un contrat canon pour l’utilisation du réseau Swisscom. Alors qu’avec un rachat de Sunrise, UPC se retrouverait dans une position bien plus forte en jouant cette fois dans la même cour que Swisscom, lui permettant par exemple de se développer dans les régions desservies par d’autres câblos ainsi que dans le segment business; tout cela au travers du DSL.

Eviter une régulation trop forte
A l’heure où au niveau politique on est en plein dans la révision de la loi sur les télécommunications, il serait judicieux d’être prudent. Si aujourd’hui la Suisse est dans le peloton de tête en matière d’infrastructures réseau, c’est avant tout grâce à la concurrence entre le réseau Swisscom et celui des câblo-opérateurs. Voir aujourd’hui UPC et les câblos faire front commun avec les opérateurs telecoms alternatifs contre Swisscom pose énormément de questions. Sans même parler du fait que les téléréseaux indépendants risquent tout simplement de disparaître.

Dans ces conditions, un rachat de Sunrise par UPC et une régulation contraignante du réseau de Swisscom ne laisserait à mon avis rien augurer de très bon pour le développement de notre pays et pour le porte-monnaie des consommateurs.

© pascal martin

Billets similaires:


/*

2 commentaires

  1. En même temps quand on sait qu’une grande partie des équipes d’UPC sont composés d’ancien de Sunrise, c’est logique non?

  2. Hmm ayant le combo mobile et internet tv avec Sunrise…. Non. Je vient de quitter upc pour leur offre de…. Donc je préfère garder mon rabais fidélité 10% et upc ont qu à aller se faire…

Répondre

Créez en moins d'une minute votre avatar personnel sur gravatar.com.

You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*


 

Traduction

Archives